Goumois

Blason Goumois 25Goumois : Eglise de la Nativité-de-Notre-Dame.

 

Une église typiquement Suisse avec des Cloches Comtoises. »

 

Ce village frontalier comporte 172 habitants le recensement date de 2014. Goumois depuis 1790, avant ce  village a eu pour noms : Goumoy en 1594, Gomay en 1482, Gomoins à la fin du XIVe siècle, Guemouhens en 1305, Guemouans en 1304, Guimoens en 1247 et Gomoens en 1177 qui fût le premier nom du village.

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Histoire du village :

Le village de Goumois a une histoire chargée,  la localisation  appartenait au prieuré de Lanthenans en XIIe siècle. En 1107 Ponce de Mâcon devenait archevêque de Besançon, sous le nom d’Hugues IV. Le prieuré de Lanthenans possédait déjà l’église de Goumois et c’est en 1177 que le Pape Alexandre III confirma la propriété de l’église à celui-ci mais il échangea le village en 1247 à Thierry II de Montfaucon, comte de Montbéliard à l’exception de l’église.
Par une charte du mois de Mai 1304, Renaud de Bourgogne, ainsi que Guillemette de Neuchâtel, sa femme auxquels le territoire de Goumois appartenait, donnèrent à leur « amè cousin, Gauthier II de Montfaucon, leur ville Goumoens, sur la rive du Doubs près de Maîche, en considération de plusieurs bons services que celui-ci leur avait faits ». Aussitôt, il fit construire sur la rive du Doubs, sur la colline située entre le moulin du Theusseret et le village de Goumois, un château qu’il nomma Franquemont. Le prieur du couvent de Lanthenans fit valoir qu’il avait des droits sur ces terres, la chose fût jugée et il apparut que le prieuré avait cédé ses droits sur Goumois en 1247 à Thierry III comte de Montbéliard et qu’il se voyait donc débouté de ses prétentions.
En 1305, Gauthier de Montfaucon acquit de Jean II, comte de La Roche-Saint-Hippolyte et seigneur de Châtillon-sur-Maîches, des terres sur l’autre rive créant ainsi la seigneurie de Franquemont. Celle-ci fut vendue en 1537 à Nicolas de Gilley, ambassadeur de Charles Quint, et élevée en baronnie souveraine. A peu de distance de Goumois, auprès du village de Muriaux en Suisse, s’élève une chaîne de rochers à pic, sur la crête des Franches-Montagnes et la construction de Franquemont ; en effet, deux documents datés de 1407 et 1422 stipulent que Thiébaud de Neuchâtel tenait ce château en gage de l’évêque de Bâle ainsi que les territoires de Saint-Ursanne et Chavillier.
Le 11 Juillet 1780, un traité passé à Versailles réglait les limites entre la France et la principauté de Porrentruy. Par ce traité, le territoire de Goumois se partageait entre deux souverains, la rive droite du Doubs avec le château de Franquemont restait à l’évêque de Bâle et l’autre côté à la France. En Mai 1783, les droits de la maison des comtes de Montbéliard étaient confirmés par lettres patentes.
Les balades dans le village et ces alentours sont appréciés pour ces points de vue impressionnants, la pêche est très appréciée et pratiquée par les habitants des deux côtés. Lorsqu’on traverse la frontière,  nous pouvons aussi nous balader et admirer le paysage. C’est pour cela que nous pouvons constaté que sur les cloches une a été parrainé par le maire de « Goumois France » et de l’ autre « Goumois Suisse » en 1850, les deux côtés du village sont restés en bon terme et sont « unie », en constatant aussi que Goumois Suisse ne comporte pas d’église ni de chapelle. Les personnes souhaitant aller à la messe ou prier en un lieu Saint doivent traverser la frontière.
Jeanne-Marie Taillard, maire de Goumois pendant 20 ans, a fait de Goumois un lieu touristique en organisant plusieurs expositions (d’ailleurs le jour de ma visite il y avait une exposition sur la Fête Dieu). Elle a aussi défendu le patrimoine du village tant qu’elle a pu et même  m’a dit qu’elle n’avait pas pu faire tout ce qu’elle voulait.

L’église :

L’église date de 1832, et son architecture est peu commune dans la région, le clocher est en pointe , il a été restauré en 1920 et n’a aucun abat-son, mais vu que celle-ci se trouve au- dessus du village les cloches résonnent à travers lui. L’intérieur est joli mais vieilli par le temps,  l’autel attire particulièrement l’œil avec ses dorures et sa couleur blanche, celui-ci est très clair lorsque le soleil traverse les vitraux. Cette église remplace une autre détruite par le choix du curé de l’époque, celle-ci datait de 986. Cette charmante église a une grande particularité elle a un orgue fabriqué par Ursainne Lanoir fabriquant d’orgue Suisse, celui-ci est peut être le dernier orgue fabriqué par Ursainne Lanoir. Mr tarby est le donateur qui a permis à l’église de Goumois de ce munir d’un tel objet. Les orgues d’une telle ampleur sont très rare dans ces petites églises.

Les Objets Historiques :

Les objets d’art sacrés et quelques morceaux du chapiteau date encore de l’ancienne église (986). L’église comporte plusieurs objets classés au patrimoine historique, une statue de la Vierge Marie datant du 16e siècle, un bas-relief de la Mort de la Vierge qui date du 15e siècle qui montre la Vierge couchée sur un lit adossée à un oreiller qui tient un cierge de la main droite et reçoit les exhortations de saint Jean, cette œuvre a été probablement fabriqué en Autriche mais elle a été volé en 1976 les habitants ont toujours espoir de la retrouver; un calice ainsi que sa patène fabriqué entre 1819 et 1829 à partir d’argent doré et de pierres précieuse, une croix qui date du 18e siècle en bois taillé, peint polychrome, 2 bénitiers muraux qui date du 19e siècle, 4 reliquaires datant du 19e siècle fait à partir de bois taillé puis doré, un ciboire datant de 1868 fabriquer à partir d’argent, doré et orné de pierre précieuse, un autre datant du 19e siècle fait en argent, encore un ciboire mais celui-ci est fait à la main et en verre venant de la verrerie du Bief d’Ehz avec un couvercle en bois ils datent du 18e siècle, un coffret aux saintes huiles (2 flacons) datant du 18e siècle fait avec de l’étain et de l’ébène, les 6 chandeliers d’autel sans notation des dates fabriqués avec du métal argenté, encore 6 chandelier de l’autel datant du 4e quart du 18e siècle fait en métal repoussé et doré, le ciboire des malades fait par Gras Claude-Etienne (orfèvre) qui date du 4e quart du 18e siècle, un reliquaire datant du 18e siècle fait avec du cuivre qui a été doré, un calice qui date de la 2e moitié du 18e siècle fait avec de l’argent et de l’argent doré, deux ostensoir un ostensoir a soleil rayonnant fabriqué par Chenevière Jean-Baptiste (orfèvre) qui date de 1701 fabriqué avec de l’argent et l’autre ostensoir en soleil rayonnant qui date du 19e siècle fait avec de l’argent doré et orné de pierres précieuses.

L’accès aux cloches :

Il se fait derrière par une porte, pour ensuite arriver à l’intérieur du clocher où  nous montons par des escalier en bois, celui du dessus doit avoir pris beaucoup trop d’humidité car il commence à « pourrir »,  il lui manque aussi quelques marches. A notre arrivée, nous voyons deux cloches avec de nouveau Joug.

Cette charmante église comporte 2 cloches de Humbert :

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Cloche 1 : Je m’appelle Pierre Marie Agathe , je chante le Fa#3 pour un poids de 651Kg avec un diamètre de 104,4cm.
J’ai été fondu par François Humbert à Morteau en 1868.

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Descriptif : Mr Vuillemin Zephirin Maire de Goumois France. Je m’appelle Pierre Marie Agathe. Mes marraines sont delle Faivre Marie Jphine et Me Taillard nee Brossard, Marie Catherine Rosine les deux de Goumois.

Faite à Morteau par François Humbert 1868.

Haut dessus des inscriptions il est marqué : « Je pèse 1340 Livres »

Solo Cloche 1 :

Cloche 2 : Je m’appelle Pauline Françoise JPhine, je chante le Sol3 pour un poids de 473Kg avec un diamètre de 95,1cm.
J’ai été fondu par François Humbert à Morteau en 1868.

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Descriptif : Mr Vuillemin Zephirin Maire de Goumois France. J’ai été bénite par Mr Guenot curé de la paroisse, mes parrains sont Mr Berthoulot Alphonse ppe ptaire à Belfond et Vuillemin Emile Constantin de Goumois1868, Mr Folletete Joseph Maire de Goumois Suisse. Je m’appelle Pauline Françoise Jphine. Mes marraines sont Mme Bartoulot Zeline Veuve Ptaire à Belfond et Dile Gouvenon Madeleine Melitine foi des bois 1868.

Faite à Morteau par François Humbert 1868.

Haut dessus des inscriptions il est marqué : « Je pèse 962 Livres »

Solo Cloche 2 :

Le Reportage n’a pas pu donner lieu à une vidéo mais à une bande sonore qui ne laisse pas à désirér :

Je tiens à remercier Mr Naegelen maire du village d’avoir accepter ma demande et de m’avoir permis de faire sonner exceptionnellement les cloches, ainsi que Mme Cuche secrétaire de la Mairie d’avoir pris ma demande aussi rapidement, ainsi que sa communication des informations de l’église. Je remercie également Mr Taillard de m’avoir accueilli chez elle pour qu’elle puisse me communiquer les informations qu’elle connaissait au sujet de l’église. Je remercie aussi Julien.S qui m’a accompagné.

(Je tiens à m’excuser du retard de l’article et de la mauvaise qualité des photos, ceci est un reportage effectué, lorsque j’avais peu d’appareils de qualité (HD). Une mise à jour de l’article sera effectué aucune date n’est prévu car ce n’est pas pour tout de suite.)

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